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Actualité > Lancement officiel du plan national d’action de la planification familiale : le Bénin s’engage à atteindre, d’ici trois ans, un taux de prévalence de 20%
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Plus de femmes en union auront désormais accès aux services de la planification familiale. Voilà, ce qu’annonce, substantiellement, le Plan d’action national budgétisé pour le repositionnement de la planification familiale au Bénin, courant 2014-2018, lancé, le jeudi 29 janvier, à Cotonou.

Passer d’une prévalence contraceptive de 8% à 20% en moins de trois ans, à savoir d’ici 2018, est le défi que veut relever le Bénin en se dotant d’un plan d’action national budgétisé pour le repositionnement de la planification familiale. Cet outil, qui couvre la période de 2014 à 2018, a été lancé, le jeudi 29 janvier, à Cotonou, par le professeur Dorothée Akoko Kindé-Gazard, ministre de la Santé.

Ceci, en présence des leaders religieux, des chefs traditionnels, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers et

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des cadres du ministère de la Santé et ceux des ministères sectoriels.

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A priori, reconnait docteur Olga Houinato, directrice de la Santé de la mère et de l’enfant, il s’agit d’un « objectif ambitieux ». Mais, elle demeure convaincue qu’il est « réalisable si les interventions sont intensifiées et exécutées en synergie (…) telles que planifiées dans le document ».

Concrètement, indique le ministre de la Santé, l’heure est à l’action. « Passons à l’acte, passons à l’acte et passons à l’acte », insiste le professeur Dorothée Akoko Kindé-Gazard en traçant un chemin à ses collaborateurs. « Il faudra maintenant qu’à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, que les directeurs départementaux de santé, les zones sanitaires, s’approprient le document, l’opérationnalisent et mettent en place des cadres de concertation pour le suivi régulier de sa mise en œuvre », oriente-t-elle.

Somme toute, il y a un autre verrou à sauter pour enclencher ces différentes actions et surtout, pour relever les défis prioritaires en matière de planification familiale au Bénin. Il s’agit de la mobilisation, de 2015 à 2018, de près de 11 milliards de FCFA, soit en moyenne, près de 4 milliards de FCFA par an, pour, entre autres, constater la demande et l’offre des services de la planification familiale satisfaites.
C’est en tout cas le lieu, plaide le ministre de la Santé, « de lancer un appel aux nouveaux partenaires afin de mobiliser des ressources nécessaires pour booster les services de la planification familiale et amener le Bénin à une prévalence à deux chiffres, à savoir, au moins 20% », conclut Mme Dorothée Akoko Kindé Gazard.

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Fin de plus de 365 jours d’angoisse

C’est le 25 octobre 2013, que le Bénin a entamé le processus d’élaboration de son plan d’action budgétisé de repositionnement de la planification familiale. Ceci, à l’instar des Etats francophones, dans la perspective de répondre à l’appel de Ouagadougou. Celui de compter d’ici décembre 2015, un million de nouvelles femmes accédant aux services de la planification familiale.
Espérant tout finaliser au plus tard les premiers mois de 2014 afin de rendre opérationnel le plan au cours de ladite année, le constat s’est révélé amer : les fruits n’ont plus tenu la promesse des fleurs. Puis, le désarroi s’empare des acteurs des organisations non gouvernementales.
Les dix étapes qui ont jalonné tout le processus sont vite appréhendées comme des peines perdues. A quand le plan du Bénin qui a le taux de prévalence le plus bas de la sous-région ?

 

 

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